En terme de performance, cette période est la plus dure que j'ai connue. Et pourtant, je suis heureux. Heureux d'avoir la sensation de vivre quelque chose d'historique, heureux de voir la cohérence actuelle entre les indicateurs économiques d'une part et le marché d'autre part, heureux de constater que la volatilité, la violence et l'irrationalité de certains mouvements ne polluent pas ma lecture du marché… Même si j'ai du mal à décrocher de mon "Bloomberg-anywhere" et même si mon Blackberry est devenu mon meilleur ami, cette période - aussi dure soit-elle - me passionne et ce, pour de multiples raisons: pour les sensations qu'elle me procure, a moi qui pensais être insensible au marché, pour l'humilité qu'elle m'apporte, car rendre de l'argent au marché et me faire exercer sur des "stop" ne sont plus des événements marginaux et pour le recul qu'elle m'encourage à avoir vis-a-vis du marché et ce, à travers les questions légitimes que cette crise suggère sur notre système financier…
Vous l'aurez compris, cette crise, c'est un peu ma c*caïne a moi. Des sensations fortes, des nuits agitées et des réveils douloureux.

